Constats Scientifiques
Le marketing olfactif révèle les applications commerciales du sens olfactif, l’olfactothérapie révèle ses applications thérapeutiques, Émanessence a pour but de révéler ses applications sur le potentiel humain, en facilitant l’insertion de l’approche neuro-olfactive dans les outils du potentiel humain (qualité de vie au travail, formation, coaching, reprogrammation mentale).
Depuis les années 1980, des initiatives scientifiques ont mis en lumière le pouvoir de l’olfaction, des centres de recherche examinant les phénomènes physiologiques induits par le parfum, des projets collaboratifs incluant des chercheurs, des universités ou des programmes de neurosciences…
En 2004, le prix Nobel de médecine a été attribué à deux médecins américains, Richard Axel et Linda Buck, pour leurs travaux sur l’odorat humain. Cela a marqué le début d’une nouvelle ère d’approfondissement des travaux dans ce domaine.
L’influence des odeurs sur la physiologie, la sphère psychique et comportementale chez l’homme est de plus en plus mesurable.
Depuis une quinzaine d’années, le grand engouement pour le sens méconnu de l’odorat a amené des développements dans le domaine commercial avec le marketing olfactif et, dans le domaine thérapeutique, avec l’olfactothérapie.
Déjà, les résultats de certaines études (notamment sur la neuroplasticité cérébrale, la régénération des cellules olfactives et en neurosciences) permettent de mettre en lumière la puissance de l’olfactif au service du potentiel humain.
Nous avons sélectionné pour vous une série d’articles vulgarisant la connaissance scientifique de cette dernière décennie.
CONSTATS SCIENTIFIQUES SOULIGNANT LE POUVOIR OLFACTIF AU SERVICE DU POTENTIEL HUMAIN
Olfactif, potentiel cérébral, reprogrammation mentale

Dans le cerveau, tous les neurones sont constamment activés, se stimulant les uns les autres à divers rythmes. Cette activité cérébrale intrinsèque est l’une des grandes découvertes récentes en neurosciences.
En Ressources Humaines, nous savons que le potentiel humain est évaluable autant par le quotient intellectuel (QI) que par le quotient émotionnel (QE) et le quotient relationnel (QR).
Étant donné le pouvoir de l’olfactif sur le cerveau et l’inconscient, l’approche neuro-olfactive est un outil puissant pour faciliter l’amélioration du QE comme du QR.
Des chercheurs ont d’ailleurs calculé les souvenirs olfactifs sont peu sujets à l’oubli, avec un taux d’environ 5 % à 10 %, alors que les autres souvenirs s’oublient plutôt dans un ordre de 50 %.
Si une personne s’est habituée à sentir une odeur dans un contexte spécifique, à chaque fois qu’elle ressent cette odeur, elle se remémorera le contexte associé. Une création olfactive laisse une empreinte positive et durable dans sa mémoire, elle garantit le souvenir d’une expérience agréable.
« Dans un environnement familier, la réalité du moment est construite à partir de 80 à 90 % d’inputs provenant du cerveau. Autour de 10 % des inputs proviennent de l’extérieur de soi. Voilà pourquoi la réalité constitue un construit basé sur nos expériences antérieures et le pouvoir des odeurs est très puissant pour faire surgir des souvenirs et ainsi remodeler la réalité du moment présent. »
Propos de Nathalie Bouchard, Dr en philosophie, UQAM Montréal.
L’information olfactive, traitée dans le cerveau limbique, est aussi responsable de la mémoire, de l’apprentissage, des émotions et de la récompense. Elle stimule toutes ces zones cérébrales.
Partage de Johannes A. Frasnelli, professeur au Département d’anatomie de l’Université du Québec à Trois-Rivières et spécialiste de la question.
Chez un individu jeune et en bonne santé, les cellules de la muqueuse olfactive se régénèrent de manière constante tous les 3 à 6 mois.
L’utilisation de l’olfactif est étudié pour les thérapies régénératives du cerveau. La plasticité fait la force du cerveau tout au long la vie, dimensionne sa capacité à apprendre, à mémoriser de nouvelles expériences, à s’adapter à un environnement en changement.
Le système olfactif est capable de s’adapter à son environnement, de construire de nouveaux souvenirs olfactifs, de les stocker et de s’en rappeler efficacement.
Des constats scientifiques majeurs établis par Gabriel Lepousez, chercheur à l’Unité Perception et Mémoire de l’Institut Pasteur (France) :
Les neurosciences sont une branche des sciences biologiques s’intéressant à l’étude du système nerveux, à la compréhension du fonctionnement des pensées, des comportements et des émotions. Au cours de la dernière décennie, les recherches ont grandement progressé grâce à la technologie Plusieurs découvertes influencent notre façon de voir le monde et peuvent contribuer activement à transformer nos vies.
De récentes découvertes démontrent que nous sommes des êtres émotifs qui pensent, remettant en question la croyance ancrée que nous sommes des êtres rationnels éprouvant des émotions.
Sentir l’odeur du sapin de Noël rappelle instantanément des souvenirs d’enfance. Sentir une synergie cyprès, mandarine et fleur d’oranger peut nous emmener instantanément en voyage en Italie du Sud… Une simple odeur peut nous transporter dans le temps de façon soudaine et immédiate. Le potentiel créatif du voyage par l’olfactif est énorme.
La mémoire olfactive fait ce que les autres formes de mémoire ne peuvent pas faire. Elle nous emmène en voyage.
5 principes essentiels issus des neurosciences
Attirer l’attention, répéter l’information, faire bouger, stimuler les sens, privilégier le visuel
Stimuler les sens c’est soutenir les 8 formes d’intelligences
Existentielle-spirituelle, logico-mathématique, verbale-linguistique, kinesthésique. visuelle-spatiale, inter-intra-personnelle, musicale-rythmique, naturaliste
En psychologie, de nombreuses expériences démontrent que les mécanismes inconscients contrôlent la plupart de nos comportements, nos choix, nos émotions, nos décisions. La conscience ne serait que la partie émergée de l’iceberg des processus cognitifs.
En neurosciences, on décrit trois zones cérébrales impliquées dans les processus inconscients : les structures limbiques (le royaume des émotions et de la sensibilité affective), les zones associatives du cortex ou se créent les liens entre les idées, les mots et les choses, et les aires sensorielles.
CONSTATS SCIENTIFIQUES GÉNÉRAUX SUR LE POUVOIR OLFACTIF ET SES APPLICATIONS COMMERCIALES ET THÉRAPEUTIQUES
« Cette mémoire fait exactement ce que les autres formes de mémoire ne font pas et ne peuvent pas faire. Elle nous permet de retourner mentalement dans notre passé. Elle nous fait voyager dans le temps. ».
Dave Ellemberg, Professeur à l’Université de Montréal au Québec.
Plus une odeur suscite d’émotion, plus le contexte dans lequel elle a été respirée est bien mémorisé, ont démontré pour la première fois des scientifiques français. Et, les souvenirs associés à des odeurs sont d’autant plus précis que l’émotion générée par le parfum est intense.
Une équipe de l’Université de Lyon 1 en France a mis au point une expérience qui permet de montrer ce phénomène en laboratoire
Le détail de ces travaux est publié dans la revue Frontiers in Behavioral Neuroscience.
Aspirés dans la cavité nasale, ils atteignent la muqueuse olfactive. Ces neurones sont équipés de récepteurs moléculaires olfactifs.
Il permet d’analyser son environnement. Il agit un peu comme un système d’alarme : une odeur de nourriture ouvre l’appétit, une odeur de fumée prévient d’un danger.
Les récepteurs sont les touches d’un orgue et les molécules odorantes un accord musical. En imaginant un orgue à 400 touches, on obtient un nombre spectaculaire de symphonies possibles.
La puissance du sens olfactif
La détection des dangers dans l’environnement, la génération de sentiments de plaisir, l’influence sur la sexualité et le maintien de l’humeur font partis des rôles du système olfactif, d’autres fonctions nouvelles tendent à être élucidées.
Dans le célèbre passage sur la madeleine, Marcel Proust décrit en détail comment un stimulus olfacto-gustatif peut réveiller un souvenir. Les chercheurs anglosaxons parlent du « Proust effect » à propos du rappel des souvenirs olfactifs, tant l’écrivain a précisément décrit ce qui arrivait au narrateur.
L’effet Proust agit dans notre vie quotidienne
Les odeurs impliquent une correspondance forte entre émotion et mémoire, probablement car le système olfactif dans le cerveau est proche de l’amygdale, les systèmes d’émotion du cerveau, et de l’hippocampe, le traitement de la mémoire.
L’émotion de bonheur, les souvenirs de moments heureux, la faim et bien d’autres sentiments sont intimement connectés aux odeurs.
« Le message sensoriel touche les zones « non conscientes » du cortex olfactif, comme le cortex piriforme, l’amygdale et le cortex entorhinal. Le stimulus est « reconnu » par ce système mais non identifié consciemment par la personne. Il est aussitôt associé à une émotion. Cela a lieu quelque 150 millisecondes après avoir senti. »
Patrick Süskind, écrivain allemand, donne son roman « le parfum » (1985), raconte la vie de Jean-Baptiste Grenouille en France au 18ème siècle. Grenouille possède un sens olfactif extraordinaire. Il découvre la facilité de manipuler les gens en utilisant différents parfums et cherche alors de créer la fragrance idéale.
Applications commerciales, le marketing olfactif
L’affectif est aussi important que le cognitif dans le comportement du consommateur jusqu’à transformer la consommation en une expérience de sensations et d’émotions. Les émotions orientent le processus de décision et d’achat sans que l’individu en soit conscient.
Les études sur le comportement des consommateurs révèlent :
- que le parfum stimule les relations avec les marques en améliorant la mémoire sur les informations sur les produits.
- que les odeurs suscitent de meilleurs souvenirs chez les personnes ayant un sens de l’odorat normal.
- que les souvenirs évoqués par les odeurs sont plus émotionnels que ceux évoqués verbalement.
Applications thérapeutiques, l'olfactothérapie
Les odeurs révèlent un souvenir, réactivent des émotions et influent sur notre bien-être et notre comportement. Cette science a un nom, « l’Olfactothérapie ». Son efficacité est prouvée.
La stimulation olfactive avec les huiles essentielles, peut générer plusieurs effets sur la physiologie, le comportement, les sentiments et l’humeur. Ils sont mesurables par l’étude des états cérébraux (pression sanguine ou artérielle, rythme cardiaque, dilatation de la pupille…). Les fonctions circulatoires, respiratoires sont modifiées par la stimulation olfactive. L’influence des odeurs sur le comportement est mesurable par les indices de vigilance et d’attention.
Études réalisées dans le service du Vanderbilt University Medical Center, à Nashville, aux États-Unis. Avant l’expérience, 41 % des employés disaient être très souvent stressés au travail, après l’expérience, seulement 3 %.
L’HE de Romarin a une action stimulante sur le cerveau.
L’huile essentielle de Marjolaine à coquilles a un effet calmant.
L’huile essentielle de Lavande fine a un effet antistress.
Au sein d’un département de psychiatrie au Japon, les effluves olfactifs du limonène (odeur de citron) ont été plus efficaces que certains antidépresseurs.
Selon les connaissances botaniques et biochimiques de l’aromathérapie scientifique, chaque huile essentielle s’inscrit dans une famille spécifique ayant sa signature propre. L’olfaction d’une huile essentielle transmet des informations.
Olfactif et mémoire
En milieu hospitalier, chez les personnes souffrant d’amnésie ou chez les personnes qui sont dans le coma, une rééducation efficace consiste d’ailleurs à raviver la mémoire en sentant des odeurs familières, bien connues dans le passé. La mémoire olfactive enregistre tout le contexte lié à un évènement et par le biais des nombreuses connexions neuronales entre la vue, l’ouïe et l’odorat, la mémoire se rééduque.
Johannes A. Frasnelli, professeur au Département d’anatomie de l’Université du Québec à Trois-Rivières et spécialiste de la question, explique que l’odorat et la mémoire sont intimement liés. Pour comprendre le fonctionnement de la mémoire olfactive, il faut comprendre comment sont interprétées les odeurs dans notre cerveau.
La manière dont on respire, par la bouche ou par le nez, influe sur la façon dont les souvenirs sont consolidés dans le cerveau, montrent des travaux scientifiques réalisés en Suède. Artin Arshamian et ses collègues de l’Institut Karokinska ont établi que le fait de respirer par le nez plutôt que par la bouche permet de mieux mémoriser les odeurs.
L’université de Sherbrooke étudie le pouvoir de l’olfaction d’huiles essentielles sur les maladies neuro-dégénératives.
Anatomie du sens olfactif
Dans la cavité nasale, près de 40 millions de récepteurs olfactifs encodent – selon leur type – une odeur différente et envoient leurs impulsions nerveuses directement à des structures du cerveau impliquées dans les émotions et la mémoire. Cela est différent des autres sens.
Chacune d’entre elles a des effets sur l’humeur et le comportement humain.
En théorie, 100 milliards d’odeurs différentes pourraient être distinguées par le cerveau. En général un expert en distingue entre 3000 à quelques milliers, une personne non entrainée autour de 100-150.
